Pourquoi devons-nous considérer comme scientifique la possibilité de mettre en défaut une théorie ?

 

—           Il ne peut suffire qu’une théorie soit prouvée par des faits, des expériences et des observations.

 

—           Des théories se forment à partir de spéculations, d'idées gratuites ou irréalistes. Leurs auteurs les expriment de façon sentencieuse ou pédante et les présentent sous couleur scientifique.

 

 

—           Dans le domaine scientifique, une théorie repose sur une construction intellectuelle, hypothétique et synthétique, organisée en système et vérifiée par un protocole expérimental.

—           C’est encore un ensemble de lois formant un système cohérent et servant de base à une science, ou rendant compte de certains faits.

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—           Le créationnisme fait partie des théories, la théorie de l’évolution relève du domaine scientifique.

Les théories sont fausses d'une manière absolue ; pour qu'elles fussent vraies, il faudrait admettre qu'elles comprennent tous les faits passés, présents et futurs : la science serait terminée (Cl. Bernard, Principes de médecine expérimentale, 1878, p. 214).

Ainsi un raisonnement par induction est invérifiable de manière universelle. Il faudrait connaitre tous les faits passés, présents et autres jusqu'à la fin des temps. Les faits, les expériences peuvent se cumuler (c’est l’induction mise en place par Bacon) vous n’obtenez pas une théorie scientifique pour autant.

Selon Popper l'observation d'un certain nombre de faits corroborant une théorie ne la confirme pas avec certitude et universellement.

 

—           Popper nous propose un critère scientifique pour admettre une théorie : la scientificité d’une théorie réside dans la possibilité de l’invalider, de la réfuter ou de la tester

 

Karl Popper a été préoccupé par la démarcation entre la science et les savoirs qui ne peuvent prétendre au qualificatif de scientifique. Ce problème est d'actualité permanente. La crédibilité à accorder au savoir issu d'une démarche scientifique et à celui qui est issu d'une démarche spéculative, ou d'une croyance, n'est évidemment pas la même.

 

Les théories de la psychanalyse, les théories de Marx sous couleur d’une science relèvent de la crédulité de ceux qui les reçoivent. Notre cerveau fonctionne de telle façon qu’il trouvera des faits pour corroborer une théorie fumeuse ou sérieuse. La vérification n'est donc pas suffisante pour affirmer la validité et la scientificité d'une connaissance

 

Selon Einstein, la théorie de la relativité serait intenable si elle ne pouvait pas être soumise à des tests sérieux.

Pour Popper, la possibilité d’infirmer une théorie, à partir d’arguments solides, est caractéristique de la science. Le tout suit

quatre étapes :

 

—           l'évaluation de la cohérence du système théorique.

—           la mise en évidence de la forme logique de la théorie

—           la comparaison à d'autres théories

—           les tests empiriques (spécifiques à Popper.

 

—           Pourquoi (ou comment) chercher à mettre une théorie en défaut ?

 

Popper utilise le critère de réfutation par l'expérience. L'observation d'un seul fait ne corroborant pas la théorie la réfute. Attention, cela implique l’inclusion des deux données suivantes, théorie complète, théorie universelle. La théorie offrira donc la possibilité de conduire des expériences qui permettent de la réfuter. C’est sur cette condition qu'elle serait qualifiée de scientifique. Une telle théorie repose sur la rigueur. Elle permet de prévoir de façon précise des résultats. Une théorie fumeuse donnera des prévisions dont les résultats seraient « incertains ». Dès lors, elle n'est plus réfutable, par conséquent elle n’entre pas dans le champ de la science.

 

Une théorie qui ne serait pas vraie pourra pourtant être corroborée. Une telle théorie rend probante la vérité ou l'exactitude de quelque chose. Elle apporte une preuve de la vérité ou de l'exactitude de quelque chose.

 

Les francs-maçons qui perçoivent le mot vérité ou qui l’entendent sans écouter la phrase qui contient ledit mot manifestent régulièrement leurs agitations. Ils pourraient commencer par définir le mot et le contexte de son utilisation. Leurs préjugés, leur orgueil et leurs prétentions seraient un peu rabattus par la multiplicité des interprétations possibles dans l’esprit d’un individu non formé au jeu stupide de l’horrible « vérité considérée comme jamais atteignable.