Mais quoi, ce sont des fous !
Dès lors, il n’y a plus à se préoccuper de leur fonctionnement mental, ils sont fous.
Il demeure pour la société de s’en protéger et de les soigner, surtout de ne pas s’interroger ou de ne pas se demander quelle est la nature de cette folie.

Mais quoi, ce sont des fous !
Leurs comportements s’expliquent par la folie.
Un homme « normal » ne commettrait pas de tels actes.

Pour la normalité en matière de psychologie humaine, nous pouvons nous référer à la cinquième mouture de la « bible » D. S. M. 5 des psychiatres. C’est l’outil d'évaluation des maladies mentales ?
La lecture reste autorisée à tout individu qui se suppose normal. Il en ressortira en se précipitant chez un psychiatre et demandera son enfermement physique ou chimique immédiatement.

Le passage vers cette folie affirmée se nomme: « la radicalisation ». Des individus « normaux » se radicalisent.
Clemenceau affirmait : les « collectivistes » se radicaliseront, en 1899.
Sartre en appelait aux marxistes pour radicaliser les masses, en 1949.
Le journal « la croix » voyait les antagonismes sociaux se radicaliser depuis 1968, en 1973.
Etc.

La folie permet un simple étiquetage. L’étiquette dispense de résoudre le problème. L’étiquette exonère d’une lecture d’un éventuel problème.

Devenir un héros, nous en rêvons volontiers. Quand l’héroïsme ne vient pas à nous, il reste à créer l’acte qui poserait le zéro en héros.
-    Obtenir un regard qui donne enfin l’existence à la personne par le personnage joué.
On me regarde, on parle de moi, on me chasse comme un animal dangereux, les médias citent mon nom, ils montrent enfin mon visage… j’existe.
-    Obtenir par mon comportement la considération de quelqu’un. Recevoir le sourire de la femme aimée ou d’une femme ou une femme, le compliment du chef, le titre d’accès à une noblesse, la médaille… j’existe.

Etc.
Notre société a besoin d’individus parfaitement normaux, mais cette normalité se définit par l’absence de caractère particulier.
Pour l’enseignant normal, le bon élève est l’élève qui lui renvoie une bonne image de son travail. Pour l’élève normal, ce sera être avec et comme les autres élèves.
Il est normal de considérer une femme comme objet qui favorise son propre viol.
Il est normal de voiler une femme.
Il est normal qu’une femme puisse se promener la poitrine nue comme un homme.
Il est normal de considérer le sexe mâle comme un sexe supérieur chez tous les mammifères.
Il est normal de penser comme nous.
Il est normal de s’empiffrer au point de mettre sa vie en danger pendant que des enfants meurent de faim.

Que vous soyez ou non en accord avec des normes, cela dépend de vos lieux de vie et de votre culture. La civilisation est un vernis. Il cache nos instincts de prédateur, mais il ne les détruit pas.
Les hommes ont jusqu’à ce jour considéré comme normal de conquérir des territoires par la force.
De la même façon, certains considèrent comme normal de s’enrichir par tout moyen légal ou moins légal.
D’autres supposent qu’un état qui les entretient dans le confort peut s’autoriser à piller les ressources d’autres nations.

Le terrorisme impose ses conceptions idéologiques. Le terrorisme adopte une attitude d’intolérance, comme d’intimidation…

Cet exercice de penser ne dispense pas votre pensée de s’atteler à la nécessité de définir le problème, de le situer, de le constituer. Voir le tronc de l’arbre, ce n’est pas voir l’arbre. Coupez un tronc, sa souche reste et sa ramure vous tombe dessus.

Quand nous allons guerroyer dans un pays pour imposer nos lois, nous avons les moyens de gagner une guerre, mais jamais plus nous ne pourrons gagner la paix.

mais quoi, ce sont des loups ?

https://www.youtube.com/watch?v=8v77VIxElwM