Kant

Notes complexes elles nécessiteront de revoir la doctrine Kantienne. Elles nécessitent aussi de prendre un peu de temps pour repenser les mondes quantique ou autres

 

Kant affronte les deux conceptions philosophiques en présence en son temps : celle de Leibniz qui considère l’espace comme un pur système de relations idéales et celle de Newton qui en fait une réalité distincte des objets qui s’y trouvent contenus.

 

Kant est convaincu que l’espace possède une réalité qui résiste à une approche strictement géométrique.

 

Kant soutient la distinction d’un monde sensible et d’un monde intelligible. Il contre Leibniz qui considère le sensible comme de l’intelligible confus.

 

L’objectivité kantienne désigne un rapport à la connaissance et non la restitution d'un objet tel qu’il est, un quelque chose qui se laisse quantifié, qualifié et agencé dans des catégories relationnelles, un quelque chose qui se règle donc sur l’esprit.

 

Kant prétend soumettre au tribunal de la raison les systèmes métaphysiques, pour cela il prétend établir une topologie des éléments qui interviennent dans toute connaissance. Résumons « l’objet transcendantal X n’est pas une chose », ce sont les méthodes par lesquelles la science constitue un objet.

 

La question nodale de la Critique de la raison pure est la suivante : « Comment des jugements synthétiques à priori sont-ils possibles ? » C’est qu’en effet, dans tout processus de connaissance, on est amené à énoncer des jugements de trois types :

(1) des jugements analytiques – par exemple : « tous les corps sont étendus » – dans lesquels le prédicat ne nous fait pas sortir du concept du sujet.  On est là proche de la tautologie ;

(2) des jugements synthétiques – par exemple : « tous les corps sont pesants » – dans lesquels le prédicat en dit davantage que le sujet ; on est là dans une position qui peut exiger une expérience pour accroitre la connaissance ;

(3) des jugements synthétiques à priori dans lesquels le prédicat ajoute quelque chose au concept du sujet, mais sans rien devoir à l’expérience pour cela. 

Ces jugements nous conduisent par exemple à affirmer à priori qu’un objet doit avoir une cause et à admettre la nécessité pour les catégories (les concepts purs de l’entendement) de s’appliquer au monde sensible (c’est-à-dire à l’expérience). La question qui est portée sur ces derniers jugements est centrale si l’on veut comprendre comment la physique est possible comme science universelle et nécessaire (c’est-à-dire : non soumise principiellement à l’expérience qui ne saurait jamais fonder une vérité universelle et nécessaire). Élucider cette question permettra de mettre en évidence le critère qui différencie la science et la métaphysique : toutes deux reposent en effet sur des jugements synthétiques à priori, mais seule la première (la science) satisfait en outre aux exigences d’une « expérience possible ».

 

Pour définir le critère de l’expérience possible, il faut établir les conditions à priori de l’exercice de l’entendement, donc examiner les 12 catégories que Kant établit à partir de la table des jugements logiques…



[1] Chez Kant. Comme contenu de la connaissance; p. oppos. à empirique, Qui est connu comme une condition a priori et non une donnée de l'expérience. Idéalisme transcendantal. Doctrine d'après laquelle les phénomènes sont envisagés comme des représentations et non comme des choses en soi.

Ne pas confondre avec Méditation transcendantale. Méditation inspirée du yoga indien, caractérisée extérieurement par l'immobilité dans la posture du lotus.