ATHÉISME

Désigne étymologiquement l’absence (a privatif) de Dieu : l’athéisme est le fait de ne pas admettre ni par la foi, ni par la raison, l’existence d’un Dieu transcendant (d’un theos).

 

CONVICTION

Croyance réfléchie et volontaire qui n’est pas seulement subjectivement fondée, mais qui est aussi objectivement et rationnellement fondée. Elle se distingue de l’opinion et de la certitude.

 

CRÉATION CONTINUÉE

Manière dont Descartes conçoit la création du monde par Dieu : parce que la nature n’est pour lui rien d’autre qu’une grande machine, un pur mécanisme, elle est dépourvue de tout dynamisme interne et ne saurait exister par elle-même. Elle est donc à chaque instant suspendue à une création divine continuée, autrement dit toujours renouvelée.

 

CROYANCE

Adhésion à une idée ou une théorie sans véritable fondement rationnel. En ce sens, la croyance est une opinion et s’oppose au savoir.

 

DÉISTE

Est déiste celui qui croit en l’existence de Dieu, mais rejette toute autorité sous forme de dogme ou de pratique religieuse.

 

DIEU

 

Les attributs de Dieu, comme entité transcendante créatrice du monde sont traditionnellement, sur le plan métaphysique, l’éternité, l’immutabilité, l’omnipotence et l’omniscience, et sur le plan moral, l’amour, la souveraine bonté, et la suprême justice.

 

FÉTICHISME

Stade archaïque du fait religieux, qui consiste à considérer les objets animés et inanimés comme habités par des esprits et porteurs de puissances magiques.

 

MYTHE

Du grec muthos, « récit, légende ». Récit fictif relatant en particulier l’origine du monde, et permettant ainsi d’organiser, au sein d’une société, la compréhension du réel et de justifier l’ordre naturel et social du monde.

 

POLYTHÉISME

Du grec polus, « nombreux », et theos, « dieu ». Religion qui pose l’existence de plusieurs dieux.

 

RAISON

Si ses déterminations exactes varient d’un philosophe à l’autre, tous reconnaissent la raison comme le propre de l’homme, et comme la faculté qui commande le langage, la pensée, la connaissance et la moralité. Descartes l’assimile au « bon sens », c’est-à-dire à la faculté de juger.

Kant distingue le versant théorique de la raison, qui a trait à la volonté de connaître, et le versant pratique, par lequel l’homme se soucie de son action et entend en lui l’appel du devoir moral.

 

RELIGION RATIONNELLE

Chez Kant, désigne le fait que, quand bien même l’existence de Dieu est indémontrable, il est nécessaire de l’admettre, afin de donner pleinement sens à la moralité.

RITE

Ensemble des règles établies au sein d’une communauté pour la célébration d’un culte, qui consiste en une suite codifiée de gestes et de paroles.

 

TRANSCENDANCE

Du latin transcendere, « passer au-delà, surpasser ». Par opposition à l’immanence, est transcendant ce qui existe au-delà du monde sensible de l’expérience, de manière radicalement séparée. On parlera ainsi de la transcendance divine.