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Amour

 

Le principe : vous avez besoin d’une aide spirituelle pour une maladie une situation professionnelle difficile… que souhaiteriez-vous pour vous-même ?

Votre pensée s’est comme envolée vers quelque chose… c’est tout ce que nous demandons.

Vous pourriez ajouter un peu de lumière – pour que les médecins réalisent la nature exacte de la maladie – pour que l’on prenne conscience de ce vous pourriez apporter à une entreprise…

Ajoutons cette Énergie qui parfois fait défaut, comme pour donner un coup de fouet qui permet d’oublier les perceptions et se recentrer sur la réalité des sensations. Recadrer la situation à de justes proportions.

Amour ou amitié ou affection ou sympathie ou empathie : comme vous prendriez un enfant dans vos bras pour le consoler…

Pas d’argent, pas d’intrusion dans la vie personnelle

Un prénom

Un lieu

La nature du problème en peu de mots : leucémie – radio thérapie – allergie sévère – forte fièvre. etc.

Et nous faisons circuler L E A comme nous pouvons par nos lecteurs

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28 novembre 2017

« l’univers » quantique

notes de lecture

donc, le lecteur voudra bien considérer que à chaque fois, ce sont des pistes qui se lèvent, des extraits qui demandent une réflexion ou qui "donnent à penser"

Je vous les propose... elles datent parfois de quelques années ou plus et n'étaient faites que "pour moi et mes petits-fils"...

 

Le statut de l’espace physique reste indéterminé.

Faut-il envisager que la science soit « déterminée » par celui qui la fait ?

 

La théorie des groupes

 

Comment représenter et effectuer une approche intuitive des espaces ou variétés munis d’un grand nombre de dimensions.

 

La notion d’espace sous-tend toute la physique, et lui est apparemment indispensable. Elle fut introduite formellement par Newton, dans ses Principia, après les travaux de nombreux prédécesseurs, dont notamment Descartes.

L’espace physique de Newton est assimilé à l’espace mathématique euclidien qui correspond aux postulats énoncés par Euclide.

 

Découverte des espaces non-euclidiens au 19e siècle

 

Incorporation de la géométrie non euclidienne dans la physique par les théories de la relativité

-relativité restreinte : l’espace et le temps autrefois séparés deviennent la « variété » à 4 dimensions ou espace-temps de Minkowski.

-la relativité générale énonce que, pour tenir compte de la gravitation, il faut considérer une variété plus générale, toujours à quatre dimensions et lorentzienne, mais avec une courbure  qui, précisément, représente la gravitation.

 

La physique quantique implique de nouveaux types d’espaces : les espaces de Hilbert.

 

La théorie quantique des champs.

Qu’est-ce que des espaces fibrés ? Une fibre en mathématique est aussi nommée espace interne pour le distinguer de l’espace-temps (base du fibré).

 

Quels sont les espaces géométriques les mieux adaptés pour décrire les théories physiques ?

 

Quelle est la nature de l’antagonisme quantique/ relativiste ?

 

Quels sont les statuts des différentes notions d’espace ?

Chaque nouvelle théorie physique repose-t-elle des questions sur les notions d’espace et ou de temps ?

 

Kant présente l’espace et le temps comme des catégories de la pensée. Quelle en est la récupération faite par Cassirer et Heidegger ?

 

La physique relativiste est-elle déjà abordée par Kant avec l’intuition de l’espace ?

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22 novembre 2017

comment obtenir le prix Nobel?

Qui a tenté de démontrer que les données fournis par Einstein étaient fausses ?

Robert Milikan a soumis l’équation d’Einstein à des tests de linéarité. Le protocole technique choisissait pour cible plusieurs métaux qui étaient illuminés par des sources lumineuses de fréquences différentes. Le protocole technique étant irréprochable, Milikan obtenait des résultats linéaires… ce qui le contrariait !

L’effet photoélectrique était ainsi démontré selon l’explication proposée par Einstein !

L’équation était validée.

Les travaux sur la physique quantique étaient très peu connus et encore moins reconnus.

 Les travaux des Curie et de Becquerel sur la radioactivité naturelle, sur les rayons X de Röntgen passionnaient bien plus que les problèmes du rayonnement de la lumière.

Planck aurait affirmé à propos d’Einstein « il n’est pas possible d’introduire des idées novatrices en sciences exactes sans prendre de temps en temps des risques. »

 Très longtemps, notre enseignement contesta puis présenta les données quantiques comme des « hypothèses ».

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15 novembre 2017

Pour réapprendre à penser sans subir les pensées d'autorité ?

Pour réapprendre à penser sans subir les pensées d'autorité ?

Le système quantique constitue une théorie incontournable pour ses prédictions expérimentales. La difficulté git dans la compréhension de cette théorie et dans une interprétation accessible. Or, le cadre conceptuel classique est rapidement mis hors circuit.

 

Si on considère un « système » l’électron, qu’on lui associe un état initial la fonction d’onde, il est possible de calculer l’évolution temporelle de cet état à l’aide de l’équation différentielle de Schrödinger. Le résultat de la mesure finale est donné de manière probabiliste.

La mécanique quantique s’applique sur une amplitude de probabilité, pas directement sur une probabilité.

 

Comment interpréter les probabilités ? Deux voies ?

-       Celle des probabilités subjectives avec ces phénomènes sous-jacents qui existent, mais que la théorie renonce à décrire et celle des probabilités objectives.

Que faire du déterminisme et de la causalité ?

Par les probabilités objectives, la mécanique quantique est considérée comme non déterministe.

Où situer la cohérence dans la mécanique quantique ?

Si les mesures répondent à des probabilités, lesdites mesures ne sont pas obligatoirement imprécises.

 

-        Toutes les particules ont une position déterminée à chaque instant, la vitesse d’une particule est donnée par l’équation de Schrödinger et dès lors la théorie redevient déterministe.

 

Les interprétations pour la mécanique quantique sont dites de Copenhague, de Bohm, d’Everett et informationnelles.

À vos arguments…

 

-        Il existe trois modèles célèbres en physique :

Le rayon lumineux ; l’atome ; le refroidissement de la planète Terre

Pour autant, tout modèle permet de trouver que ce l’on y a placé.

 

-        Le rayon lumineux est un modèle géométrique, il donne le chemin emprunté par la lumière pour se rendre d’un point à un autre. Si le milieu est homogène, on tracera une droite.

 

-        L’indice de réfraction d’un milieu quantifie sa capacité à « déformer » un rayon issu de l’air. Plongé dans un verre d’eau mon crayon parait brisé.

« Nul n’entre ici, s’il n’est géomètre »

-        Le modèle de Bohr propose, en fait il affirme, que les orbites des électrons, et donc les énergies sont fixes ! Les électrons sont répartis en couches superposées.

Ça pourrait vous rappeler les « anciennes théories des sphères » de Pythagore, Eudoxe de Cnide, Aristote…

Le modèle permet d’expliquer les phénomènes spectroscopiques. Si l’électron change d’orbite, il change d’énergie donc, il peut en absorber par chauffage et en rendre par émission de lumière. D’où tel atome émet telle couleur.

 

Le modèle n’explique pas la stabilité de l’atome.

-        La mécanique quantique nous présente un modèle d’électrons comme des nuages et non des billes.

La densité des nuages image la probabilité de présence des électrons, comme ils ne sont plus en rotation, ils ne perdent plus d’énergie et l’atome est stable !

Bohr explique la lumière émise par les atomes excités.

Le modèle quantique explique la stabilité de l’atome, la forme des molécules et les réactions chimiques.

Mais… ?

 

-        Pour éviter de se remettre en question, certains hommes continuent à affirmer avec Aristote et Buridan que la Terre a existé d’éternité, ou la matière…

D’autres prétendent avec un réel aplomb que la Terre fut créée il y a 6017 ans.

Kelvin propose un modèle de l’âge de la terre par conduction thermique.

1896 Becquerel découvre la radioactivité, le modèle Kelvin est invalidé

1970 l’âge de la terre est affirmé connu et se situe à 4.55 Ga, les scientifiques tiennent compte de la convection thermique.

Notre modèle prend en compte la conduction thermique, il ajoute la convection thermique et le rôle des continents.

 

Les résultats d’un modèle contiennent ce que l’on a décidé d’y mettre.

Ce qui est assez extraordinaire, c’est quand de faux modèles expliquent les choses.

Ainsi, la Terre tourne par gravitation autour du soleil ; et la pomme tombe par gravitation sur le sol.

Ainsi, les mirages sont dus à la déviation des rayons lumineux.

 

Pour ce qui est des modèles, il en va comme des raisonnements.

Kepler aboutit à ses lois par une suite de raisonnements faux. Il est donc vraisemblable que des modèles faux puissent aboutir à une explication vraie.

La logique mise à mal, c’est impossible diriez-vous… la logique vraisemblablement vous devriez être dans le juste, mais une logique faussée dès le départ n’aboutit-elle pas à un raisonnement qui parait logique dans ces développements.

Une logique dont les éléments sont « inadaptés » peut-elle aboutir à des explications vérifiables ?

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06 novembre 2017

Qui sont les pères de la physique classique ?

Qui sont les pères de la physique classique ?

 Proposons quelques noms parmi bien d’autres :

 Archimède : — 287 ; — 212 avant J.-C.

Le centre de gravité, la réflexion de la lumière, le contrôle par l’expérience, le principe d’Archimède, le boulon (vis et écrou), la roue dentée

 

Galilée : 1564 ; 1642

Lois sur la chute des corps : la vitesse de la chute est indépendante du poids du corps ; isochronisme des oscillations du pendule, loi de l’accélération, le centre de gravité, la lunette dite de Galilée.

Son père est musicien.

 Kepler : 1571 ; 1630

L’héliocentrisme ou la terre qui tourne autour du soleil. Les polyèdres réguliers 6 et 7. Utilisation des logarithmes. Calcule de l’orbite des planètes, lois de Kepler. L’orbite des planètes est une ellipse, dont l’un des foyers est proche du soleil ; la vitesse des planètes est fonction de la distance au soleil, le temps nécessaire pour faire un tour complet est proportionnel au cube de la taille de son orbite.

 

 

Newton : 1642 en calendrier julien ; 1727

Théorie de la gravitation ; le télescope ; la nature de la lumière serait corpusculaire et non ondulatoire ; loi d’inertie ; le principe d’action et de réaction

Controverses entre newtoniens et cartésiens.

 

Faraday : 1791 ; 1867

La cage de Faraday ; l’induction électromagnétique ; les lois de l’électrolyse ; la notion de champ ;

 

Maxwell : 1831 ; 1879

Les équations de Maxwell unifient l’électricité, le magnétisme et l’induction.

La lumière, phénomène électromagnétique

Propagation des champs électriques et magnétiques sous forme d’une onde à la vitesse de la lumière.

Méthode statistique de description de la théorie cinétique des gaz.

Première photographie en vraie couleur.

 

Thermodynamique et statistiques

La thermodynamique parle du mouvement de la chaleur. Ce mouvement se produit du corps à la température le plus élevée vers le corps à la température la plus basse. Le mouvement s’arrête quand l’équilibre thermique est atteint : les deux corps ont la même température.

La chaleur est « une vibration ».

Sur le chemin, James Watt, James Prescott Joule, Hermann Von Helmholtz, la loi de la conservation de l’énergie, Rudolph Clausius et l’entropie

« L'entropie d'un système mesure le degré de dispersion de l'énergie (sous toutes ses formes : thermique, chimique, électrique) à l'intérieur d'un système.

Le second principe stipule que, dans un système isolé, l'énergie a tendance à se disperser le plus possible. »

« Autrement dit, l’entropie d’un système isolé augmente toujours ; il est à son maximum quand l’équilibre thermique est atteint. Autrement dit, quand les corps contenus dans le système se trouvent tous à la même température »

 

Les atomes

Le grec Démocrite semble être le premier à proposer le concept d’atome : ce qui ne peut se diviser. Le chimiste John Dalton utilisera ce concept pour prévoir les propriétés chimiques des éléments isolés ou composés, en 1806. Jean Perrin expérimente un calcul théorique d’Einstein, l’atome devient un fait scientifiquement établi.

Sommes-nous libres ?

Boltzmann et sa mécanique statistique pourraient nous offrir un élément de réflexion notamment par sa loi générale de distribution probabiliste. La distribution « canonique » s’appliquerait à tout ensemble d’entités libres de leurs mouvements, indépendantes les unes des autres et interagissant de manière aléatoire. Certes, les humains n’étaient pas concernés, apparemment, mais qui oserait utiliser l’analogie pour en tirer quelques erreurs et une possibilité.

… mort de rire ?

La physique quantique commence sérieusement avec trois difficultés rencontrées par la physique classique :

-Le rayonnement des corps noirs et la « catastrophe » ultraviolette ou le quantum de Planck.

-L’effet photoélectrique ou les particules de lumière selon Einstein

-Les spectres optiques à raies fortes ou l’atome de Bohr.

 

Scientifiquement, les mesures annoncées étaient précises, faites par des personnes qualifiées et reproductibles… donc scientifique et paradoxale dont l’étymologie para ou contre et doxa opinion indique bien que les données recueillies vont contre le « bon sens ou sens commun ».

Le paradoxe contiendrait une contradiction logique, ou un raisonnement qui, bien que sans faille apparente, aboutit à une absurdité. Les difficultés scientifiques rencontrées permettent de procéder à des expériences de pensée.

 

Un savant comme Planck travaillait sur des données fiables, dans le cas précis sur le rayonnement des corps noirs, et vérifiables, mais qu’aucune théorie validée n’était capable d’expliquer. Le savant scientifique, nous dirions le chercheur, désire proposer une loi applicable indépendamment des corps spécifiques et des matériaux, une loi valable pour toute culture, même non-humaine.

Il parvient à la loi du rayonnement des corps noirs. Sa loi correspond parfaitement à des données, toutefois il en ignore la signification réelle, son vrai sens physique.

C’est après l’application d’une procédure mathématique incomplète qu’il trouve une explication à sa formule… une fois encore une des plus grandes révolutions de l’histoire de la physique commençait à partir d’une « logique illogique ».

La constante de Planck est un nombre « insignifiant », mais ce n’est pas zéro : elle s’écrit avec vingt-sept zéros, le premier avant la virgule, les 26 autres derrière et 6 626 !

0, 000 000 000 000 000 000 000 000 006 626 !!!

N’oubliez pas de recompter les zéros !

Planck s’interroge pourtant sur la validité de sa formule !

La théorie quantique était née !

L’effet photoélectrique allait appeler la théorie à se développer. (HERTZ et Lenard

Einstein publie un article sur les quanta de lumière, un autre sur l’existence des atomes et un troisième sur la relativité. Il se propose de quantifier tout rayonnement lumineux.

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31 octobre 2017

Nouvelles notes de lecture sur la théorie quantique

La théorie quantique explique la table périodique des éléments et les réactions chimiques.

Elle donne des prédictions précises sur le fonctionnement des lasers et des micropuces, la stabilité de l’ADN et le processus qui permet aux particules alpha de quitter le noyau atomique par un effet « tunnel ».

 

La théorie quantique n’est pas intuitive. Elle s’assimile aux philosophies orientales.

 

Avant la théorie quantique, toute idée qui vient en contradiction avec la « physique classique » est écartée à priori. La raison donnait des certitudes, puisque les théories de Newton et de Maxwell étaient confirmées par les expérimentations précises. La mécanique de Newton et l’électromagnétisme de Maxwell semblaient tout expliquer du fonctionnement des lois physiques.

 

La bonne physique était celle des théories testées par des observations sur le terrain. Prendre des mesures, comparer les résultats obtenus avec les prévisions des lois mathématiques. Ainsi testées, les vérifications affirmaient la réalité des théories.

 

Pour la physique classique, le monde matériel donne :

-        L’univers est comme une « machine » dans un cadre de temps et d’espace absolus. Un mouvement complexe est interprétable comme un mouvement d’un élément à l’intérieur de la machine.

-        Il n’est pas gênant que ces mouvements ne puissent être visualisés.

-        Le système de Newton implique que tout mouvement nécessite une cause. Si un corps est en mouvement, il est possible d’identifier ce qui produirait le mouvement observé.

-        Toute analyse repose sur une relation cause effet. Personne ne saurait contester l’analyse.

-        Quand un mouvement est connu à un moment dans le temps présent, il est calculable dans le passé ou le futur. Tout est déterminé par les relations cause effet. Rien n’est indéterminé, chaque mouvement est la conséquence d’une cause antérieure.

-        Les propriétés de la lumière sont complètement décrites par la théorie des ondes électromagnétiques de Maxwell et toutes avaient été observées par les expériences de Thomas Young.

-        Deux modèles physiques représentent l’énergie en mouvement : la particule (impénétrable, comme fut l’atome insécable), l’onde. Les deux modèles s’excluent l’un l’autre donc, l’énergie est soit composée d’ondes, soit constituée de particules.

-        Il est possible de mesurer les propriétés d’un système avec toute la précision désirée. La théorie dicte les ajustements nécessaires à la précision.

-        Les systèmes atomiques doivent répondre à ces modèles de pensée.

Ce qui précède était vrai de manière absolue, donc les théories étaient absolument vraies.

 

Au début du XXe siècle, toutes furent mises en doute.

16 octobre 2017

penser, mais penser voies multiples suite

 

Affirmez que vos ancêtres ne furent jamais des primitifs et vous obtenez un système avec des « sauvages », des « barbares » et des « civilisés ». Tout le 19e Occidental construira sa culture sur une telle croyance. Nos livres d’histoire montraient que nos ancêtres les « Gaulois… » vivaient dans une société barbare et non une société sauvage. Le système barbare partage l’univers en un nombre restreint de parts, les 4 points cardinaux, les 4 éléments, homme animal, végétal, minéral, bile, lymphe… La littérature crée le mythe des « sauvages » au 18e et au 19e. L’univers du totem, de la parenté n’existe pas. Le territoire a déterminé des unités isolées redevables envers un protecteur, seigneur, roi, état…

L’Égypte ignore le système génétique de parenté comme organisateur des rapports entre les hommes. L’alliance n’y reconnait pas l’inceste, la parenté y semble marquée du sceau de l’indifférence.

La parenté par le sang est d’utilisation récente liée au célibat des moines et au système de monogamie.

 

Les hommes dotés d’un cerveau anatomiquement semblable se sont orientés dans des formes de pensée individuelles. Pour justifier la pensée dite « sauvage » et mettre en valeur l’émergence du miracle grec, les pensées égyptienne et babylonienne furent écartées, quoique proches et connues. L’évolution humaine pourrait y avoir une part, mais le choix métaphysique et social d’un mode de fonctionnement de la pensée s’est imposé à une civilisation méditerranéenne. La Grèce s’est nourrie de l’Égypte et d’ailleurs.  

Question : comment les Méditerranéens ont-ils su faire l’économie des divinités, tout en maintenant les mythes et développer des formes de démocratie accompagnées de la science appliquée, science ? Si la science s’est laissé conduire par les mythes de la jeunesse éternelle, de l’élixir de jouvence, Ulysse avait déjà eu l’intelligence de refuser l’immortalité accompagnée de la jeunesse éternelle.

 

Existe-t-il une mentalité primitive ?

Existe-t-il, sans apriori, une unité psychique des humains ?

Les différences dans les modes du penser permettent-ils de positionner certains individus par rapport à d’autres ?

Certains modes du raisonner sont-ils dans l’erreur ?

L’incompréhension entre individus est-elle de l’ordre du quantitatif, en degrés, ou d’ordre qualitatif (une coupure effective) ?

Certaines thèses sont-elles conçues à partir de données idéologiques ou affectives ou… ?

La compréhension empathique repose-t-elle régulièrement sur un transfert effectif entre êtres vivants ?

Est-il légitime d’accorder sa confiance dans la réalité objective ?

 

« Jadis, et aujourd'hui encore, on entendait parler à satiété d'Aristote, des subtilités scolastiques ; par ces mots on se croit en droit de s'épargner l'abstraction — et à la place du concept on s'estime fondé à en appeler à la vue, à l'ouïe, à donner ainsi libre cours à ce qui est appelé le bon sens. Et dans la science une vue pointilleuse s'est substituée à une pensée pointilleuse ; un coléoptère, des espèces d'oiseaux, sont distingués d'aussi pointilleuse façon que jadis des concepts et des pensées. » G. W. Friedrich HEGEL, Leçons sur l'histoire de la philosophie, t. III.

 

La pensée occidentale est contrainte par les structures des langues parlées. Dans l’utilisation d’un langage qu’est-ce qui conduit au réel, où se situe l’imaginaire et quelle est l’utilité du symbolique ? Cette partition entre trois domaines d’apparences différentes autorise-t-elle l’utilisation d’un espace dans lequel le langage serait « mathématique » ou « géométrique » ou « géographique »… ?

 

La variété des modes de penser s’observe dans les rapports à une logique.

Le chinois se distingue d’autres systèmes par son mode de classifications par exemple.

Indifférence à la contradiction, puisque l’identité n’est pas stricte. Utilisation des mémoires en vrac. Les grandes Questions (notions[1]) et réponses émotionnelles de même type sont regroupées. Infractions à une logique « occidentale » et approches différentes du monde physique.

Dans le même temps : connaissons-nous notre « identité » ? Nos approches du monde sont-elles logiques ou surtout émotionnelles quitte à être émotionnelle justifiée par une logique ? Nos décisions répondent-elles toujours au principe de non-contradiction ? Le monde imaginaire est-il incompatible avec le monde réel ? L’homme de Raison est-il dispensé de pensée magique ou coupé du monde des rêves ?

 

Si nous sommes aptes à comprendre les mécanismes du penser, d’où nous en vient l’intérêt ?

La pensée par calculs de l’intelligence artificielle est-elle une pensée ou enfermée dans des modes de calculs programmés, même quand elle deviendrait autonome ?

Êtes-vous compétent dans l’ensemble de ces domaines : à partir de la connaissance des faits qu’elle en est votre compréhension, comment déterminer une application, et l'analyse, la synthèse et l'évaluation ? Quels sont vos manques à la base, quel que soit un fait, etc. ?

 

La première tentative de grande taxonomie[2] proprement hiérarchique avec héritage des propriétés est celle de Thomas d'Aquin, elle porte sur les anges. Mais elle justifie les hiérarchies humaines, ce qui peut démontrer que même l’imaginaire arrange le réel.

La connexion simple correspond à « a et b », c'est-à-dire à la simple mise en présence de a et de b sans présupposé de subordination : « a comme b », « a = b », « a avec b », « a signale b » (et donc « b signale a »), etc. La relation antisymétrique correspond à la confrontation de deux entités, c'est-à-dire au rapport : « a cause b », « a divisé par b », « a est b ». La connexion ne permet pas la classification.

 

Ni l’enfant ni le « sauvage » n’ont d’utilité à garder en mémoire un système de classement figé, ils répondent à des demandes en fonction des critères liés à la demande. « Chez l'enfant, il est fréquent de recueillir, à quelques instants d'intervalle, des explications tout à fait disparates, et qui s'ignorent entre elles, selon qu'un même problème est abordé tour à tour de différents points de vue. » Henri WALLON, «Le réel et le mental »

Lévy-Bruhl avait dit : la pensée primitive ne classe pas, elle produit ses connaissances en vrac, laissant aux principes mêmes d'organisation de la mémoire le soin d'établir entre les catégories de simples connexions.

C’est là une chose que nous sommes devenus incapables de lire dans le discours: la copule « être» nous suggère de façon automatique une lecture en termes de relation d'inclusion.

La généalogie de nos modes de pensée est opaque: l'oubli passe par là avec efficacité.



[1] Les notions sont conceptualisées à partir de la scolastique d’un occident chrétien ?

[2] Mode de classement.

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10 octobre 2017

penser, mais penser de multiples voies

L'ethnologie est fondée sur le postulat de l'unité psychique de l'humanité. Cependant, autant le cerveau humain se révèle physiologiquement identique par-delà les continents, autant la pensée trouve des façons différentes d'opérer de culture à culture à partir de ce même organe. Ainsi, les caractères japonais syllabiques hiragana et katakana et les idéogrammes, kanji, dirigent la pensée des Japonais vers des associations à composante visuelle absentes de nos écritures syllabiques. La façon dont raisonnent les Athéniens du IVe siècle avant Jésus-Christ demeure dans ses grandes lignes la nôtre. Notre mode de raisonnement semble figé depuis 2500 ans. Les principes qui autorisèrent la science et la technologie étaient déjà acquis sous leur forme quasiment moderne par Platon et Aristote. Ce sont les scolastiques si souvent décriés qui feront progresser dans les parties de la conceptualisation qui nous étaient encore nécessaires. La linguistique scolastique semble plus sophistiquée que la nôtre selon Jakobson.

 

Comprendre comment l'homme pense semble donc bien être à la portée de l'homme pensant, sans qu'il soit nécessaire pour cela de mobiliser un matériel de laboratoire sophistiqué. Le laboratoire permet toutefois la quantification. Elle rassure les athées dans les domaines où la raison leur semblerait perdre pied.

 

Vérité et réalité se sont constituées en un noyau dur de nos croyances. Or, la Chine archaïque adopta d'autres critères dans son appréhension du monde, et des notions telles que la « vérité » et la « réalité » lui demeurèrent étrangères au sein du cadre de référence qu'elle s'était offert.

 

Notre science a créé le mythe de la Réalité-objective. Les scientifiques considèrent l'ensemble des mythes théologiques fondés sur des croyances intraduisibles en hypothèses testables demeure comme à exclure du domaine de la connaissance légitime. Pourquoi et comment refuser de mathématiser Dieu et de le traduire sous forme d'équations?

Sans quitter Platon et Aristote ni entrer dans une forme des scepticismes des sophismes, l’argument justifié par « dieu ou dieux seraient, par définition du domaine de l’inconnaissable » méritera un détour !

La précondition du « miracle grec » était celle d'une langue du type du grec ancien, permettant d'établir entre des concepts des relations aussi bien antisymétriques « (la souris est un rongeur ») que symétriques « (le chat et ses moustaches »).

Il fallait que soit défini comme critère d'un discours valide qu'il se poursuive sans se contredire, comme le réclamaient les philosophes présocratiques et Socrate lui-même.

Il fallait un penseur qui codifie les principes qui autorisent une suite de propositions à s'enchainer sans se contredire (ce fut l'œuvre d'Aristote).

Il fallait que d'autres penseurs mettent en évidence les contradictions qui peuvent apparaitre entre les conclusions de deux discours pourtant chacun non contradictoires (les sophistes).

Il fallait qu'un penseur propose une condition de rechange à la validité d'un discours : celle de la vérité de ses énoncés envisagés isolément (Platon fit cette proposition dans Le Sophiste). La question de la vérité conduit au postulat d'une réalité « objective ».

Ainsi, nous sommes arrivés à la construction de la « science » en tant que description vraie et non contradictoire du monde postulé, donc au mythe, de la Réalité-objective.

 

Thèse, antithèse, synthèse

Prenez les différents représentants de ces différents points de vue et conduisez-les à faire front aux objections des penseurs, vous obtenez le problème de l’argumentation et du processus d’expression de la pensée, le système Thèse, Antithèse, Synthèse offre une solution.

Le processus est secoué par la mécanique quantique.

 

En fait, d’autres solutions étaient possibles et liées aux futurs contingents ou à la matérialité des concepts abstraits. Si vous éliminez le futur et l’abstraction, vous obtenez la pensée dite scientifique.

02 octobre 2017

les notions de vérité et de réalité sont nés le...

Les notions de « vérité» et de « réalité» (objective) sont apparues à des moments précis de l'histoire de la culture occidentale. Elles sont totalement absentes du bagage conceptuel de certaines autres, en particulier de la culture chinoise traditionnelle.

 

La « vérité» est née dans la Grèce du IVe siècle avant Jésus-Christ, et la « réalité» (objective), dans l'Europe du XVIe siècle. L'une découle de l'autre: à partir du moment où s'impose l'idée d'une vérité, dire la vérité revient à décrire la réalité telle qu'elle est.

 

Platon et Aristote imposèrent la vérité comme le moyen de dépasser les objections sceptiques de leurs adversaires sophistes. Dans le débat qui les opposa à ceux-ci, ils déplacèrent le critère de validité d'un discours. Ce dernier passa de l'absence d'auto-contradiction dans son développement à la validité de ses propositions individuelles. Cela transforme la notion jusque-là polémique du « vrai » en principe épistémologique de la « vérité». La distinction établie à cette occasion par Aristote entre l'analytique, qui permet la démonstration scientifique à partir de prémisses vraies, et la dialectique, qui permet l'argumentation juridique ou politique à partir de prémisses vraisemblables (les «opinions généralement admises »), autorisa un cessez-le-feu idéologique dans le débat avec les sophistes et avec les courants sceptiques en général (l'analytique et la dialectique seraient ultérieurement regroupées sous l'appellation de logique).

 

Proclus appelle « discursion[1] » le monde où la vérité trouve à se déployer. Il le situe au sein de l'esprit humain, où il constitue un espace de modélisation dont l'outil de prédilection est mathématique.

 

Sous la férule de l’Eglise, le savoir certain a eu deux composantes: l'enseignement d'Aristote et les Écritures.

Les mathématiciens créateurs de modèles ne pouvaient accepter ces exigences conceptuelles. 

A la renaissance, ils proposent que leurs modèles ne résident pas dans la discursion, dans l’esprit humain, mais au sein d’une réalité-objective.

 

Aux XVIe et XVIIe siècles, Copernic, Kepler et Galilée, inventent la Réalité-objective en assimilant les disciplines scolastiques[2] de 1'« astronomie» (en inculquant la preuve analytique[3] en matière de cosmologie sous la forme de modèles mathématiques) et de la «physique» (en inculquant la preuve dialectique[4] sur les mêmes questions à partir de tout le savoir mobilisable à leur propos). La distinction entre le «réel» et un «espace de modélisation» fut sacrifiée lors de cette fusion et constitua dès lors une source permanente de confusion dans l'explication.

 

Le coup de force[5] épistémologique des astronomes permet d’évacuer l’opinion des docteurs de l’Eglise. C’est faire accéder des modèles situés jusque-là dans l'imagination humaine à un statut privilégié, celui de représentation fidèle de la réalité ultime du monde, jugée auparavant inconnaissable. Aristote avait proposé une méthode qui permet au raisonnement de conserver sa validité.

 

L'accession des mathématiques au statut de description du réel véritable lève les contraintes de rigueur de la méthode de raisonnement, puisqu'il s'agit désormais de rendre compte d'un objet auquel on reconnait une existence réelle. Tous les modes de la preuve, du plus fiable au plus faible, seraient désormais utilisés sans discrimination dans la démonstration mathématique.

 

Toutes les langues n'ouvrent pas au raisonnement une capacité de se poursuivre à l'infini. La langue permet deux types de relations entre notions au sein d'une phrase: la première, symétrique, ou «connexion simple ». Elle utilise le verbe avoir. Elle consiste en des juxtapositions « le chat et ses moustaches ». La seconde sera antisymétrique et utilise le verbe être, d'« appartenance » ou d'« inclusion» « la souris est un rongeur».

Comment, dans les mentalités dites primitives, appréhender le monde à l'aide d'un univers de mots quand la relation antisymétrique n’est pas utilisée. Le principe qui préside au regroupement de notions n'est pas, comme chez nous, celui de la ressemblance visible, mais celui de la similarité de la réponse affective.

La phrase « les oiseaux sont des jumeaux » reste pour nous dans une relation d’inclusion. Pour le peuple Nuer, les connexions sont une connexion simple : jumeau a (de l’)oiseau et « oiseau a (du) jumeau ».

 



[1] Action de discourir, discours, divagation"

[2] Théologie, philosophie, logique enseignées au Moyen Âge dans les universités et les écoles, qui avaient pour caractère essentiel de tenter d'accorder la raison et la révélation en s'appuyant sur les méthodes d'argumentation aristotélicienne : Josué pouvait ainsi arrêter la course du soleil.

[3] « Analytique » a au moins trois sens, selon Universalis.

 

1. Au sens large, une proposition est dite analytique si elle est vraie en vertu de la signification des termes qu'elle contient. La simple considération des significations suffit à donner l'assurance de sa vérité. À ce sens se rattachent le nominalisme de Hobbes, pour qui la vérité nécessaire est telle qu'une proposition analytique est vraie en vertu de conventions linguistiques, mais aussi la position de Russell : la proposition analytique est vraie a priori, elle porte sur l'universel, c'est-à-dire sur des significations.

 

2. Chez Aristote, le prédicat des propositions analytiques est rattaché au sujet par un lien interne. Selon Leibniz et Kant, une proposition analytique est une tautologie, un exemple de la loi de non-contradiction, sa négation constituant une contradiction explicite. Mais, si pour Leibniz toute vérité est analytique et se laisse ramener à l'identité (aussi bien les vérités de fait que les vérités de raison), Kant distingue, parmi les jugements susceptibles de vérité, les jugements analytiques et les jugements synthétiques : « Les jugements sont analytiques quand la liaison du prédicat au sujet y est pensée par identité [...], quand le prédicat appartient au sujet comme quelque chose qui est contenu implicitement dans son concept. » Ce sont « des jugements explicatifs qui n'étendent pas nos connaissances », à la différence des jugements synthétiques dont le prédicat n'entre pas dans la compréhension du sujet.

 

3. Pour Frege, Wittgenstein et les logiciens modernes, une proposition analytique est une vérité de la logique ou est réductible à une vérité de la logique à l'aide de définitions. Pour établir la preuve d'une proposition analytique, il suffit d'une double référence aux significations et aux lois logiques générales.

 

On notera la coïncidence habituelle des distinctions : analytique/synthétique, a priori/empirique, nécessaire/contingent. Selon Kant, l'existence de jugements synthétiques a priori est une condition de possibilité des sciences : grâce à eux, la connaissance progresse tout en revêtant les propriétés de l'universalité et de la nécessité. Mais, pour les modernes, en particulier pour les néo-positivistes, il n'y a pas de jugement synthétique a priori : toute proposition valide a priori est analytique, c'est-à-dire que sa vérité ne dépend que des propriétés du langage ; une nette distinction est maintenue ici entre l'aspect analytique de ce qui vient du langage et l'apport synthétique de la sensation.

[4] Selon Universalis, le terme « dialectique » dérive du mot composé grec διαλ́εγειν (dialegein), qui indique dès le départ que son sens n'est pas simple. La signification la plus courante de λ́εγειν, c'est « parler » et le préfixe δια indique l'idée d'un rapport ou d'un échange. La dialectique est donc, d'après l'étymologie, un échange de paroles ou de discours, c'est-à-dire une discussion ou un dialogue ; comme forme de savoir, elle est alors la technique du dialogue, ou l'art de la dispute, tel qu'il a été développé et fixé dans le cadre de la pratique politique propre à la cité grecque.

 

Il convient tout de suite de remarquer que ce sens renvoie à une tradition trop particulière, que la valeur qu'il attribue à l'idée de dialectique reste faible et doit être renforcée par une analyse philosophique, qui mettra en évidence des significations très différentes. On peut cependant retenir de cette analyse étymologique du mot deux éléments très généraux : la dialectique met en jeu des intermédiaires (dia) ; elle a rapport au Logos, qui n'est pas seulement pour les Grecs le discours ou la raison, mais un principe essentiel de détermination du réel et de la pensée.

 

La catégorie de dialectique est surtout une catégorie technique de la philosophie : on ne peut s'attendre à la rencontrer que dans le cadre de systèmes philosophiques déterminés, pourvue à chaque fois d'une définition particulière. Commençons par prélever dans l'histoire de la philosophie les grandes définitions de la dialectique. Platon : « Le dialecticien est celui qui aperçoit la totalité (συν́οπτικος) » (La République, VII, 537c). Aristote : « Le dialecticien est l'homme capable de formuler des propositions et des objections » (Topiques, VIII, 14, 164b3). Descartes : « C'est la dialectique, puisqu'elle nous enseigne à traiter de toutes choses, plutôt que la logique qui donne des démonstrations de toutes choses. Elle ruine ainsi le bon sens plus qu'elle ne le constitue, car tandis qu'elle nous détourne et nous égare dans ces lieux communs et ces divisions qui sont extérieurs [...]

[5] L'épistémologie (du grec ancien ἐπιστήμη / epistếmê « connaissance vraie, science » et λόγος/lógos « discours ») peut désigner deux concepts : dans le monde francophone : l'étude critique des sciences et de la connaissance scientifique ; dans le monde anglo-saxon : l'étude de la connaissance en général.

25 septembre 2017

03 Espace physique et domaine quantique

Nouvelles notes de lecture sur l’univers quantique

 

L’espace physique ou espace du comportement des objets macroscopique, le corps humain inclus, est aussi l’espace de la physique macroscopique.

L’espace physique ou espace des sensations et de la perception donc l’espace géométrique, topologique et métrique, il est reconstruit intellectuellement à partir du monde des sensations-perceptions.

La physique dite classique puis la physique relativiste s’élaborent sur l’espace de la géométrie. Elle en fait le cadre de référence des phénomènes physiques.

 

Le domaine quantique accorde aux éléments quantiques une consistance propre, donc ils possèdent des propriétés physiques, donc ils sont réels.

Le domaine quantique implique le point de vue quantique qui fait abstraction de l’observateur ou sujet perceptif et des moyens dont il dispose pour obtenir des éléments de perception qui établiront une connaissance intellectuelle du domaine.

Le domaine quantique implique une description théorique d’un système qui sera physique, elle se rapporte aux phénomènes du monde physique et qu’il n’est pas utile de recourir à une observation ou perception externes qui resteraient liées à l’homme.

 

 

L’école de Copenhague affirment que les propriétés des systèmes quantiques sont tributaires des moyens de leur approche par les appareils classiques de mesure, lesquels reposent sur les concepts et théories de la physique classique.

 

Les phénomènes et les systèmes quantiques impliquent une critique de l’espace tel que la physique classique et relativiste le considère, exemple, l’espace lié au temps de la théorie de la relativité.

La relativité (restreinte ou générale) considèrent les systèmes physiques comme sous-tendus par la notion de points matériels individuels localisés dans cet espace-temps, liés entre eux par une relation de causalité spatio-temporelle.

 

La critique de l’espace est de fait une critique du concept d’objet-dans-l’espace

-         Relations d’indétermination

-        Dualité onde – corpuscule, les diffraction et interférences impliquent une extension dans l’espace des objets physiques.

-        Non-localité des systèmes quantiques

-        Non-séparabilité locale de systèmes ayant interagi dans le passé

-        Indiscernabilité des particules identiques fermions ou bosons qui composent un système quantique.

-        Problèmes liés à l’approche statistique et sur la signification des systèmes quantiques individuels.

 

Notre concept d’espace physique nous vient de notre connaissance des propriétés des objets macroscopiques donc non quantiques.

Rien ne nous assure qu’il soit encore pertinent dans le domaine atomique et infra-atomique.

L’élaboration de la physique quantique continue de faire appel au concept d’espace physique comme concept générateur et comme concept classique.

 

La pensée physique s’appuie sur la notion d’espace.

Descartes et les idées innées vs Locke et les idées qui proviennent des sensations.

Kant et l’espace et le temps comme formes intuitives a priori de la sensibilité.

La notion d’espace s’est constituée comme « espace perceptif » et « représentatif » à partir des données de la perception, qui tiennent à notre constitution physiologique et neuropsychologique mettant en jeu les différents sens.

Cet « espace représentatif », obtenu par la coordination des différents espaces perceptifs, n’est ni homogène et isotrope ni à trois dimensions, si ces dimensions sont à rapporter aux différents paramètres  qui font la perception.

Ces dimensions sont d’origine physique et physiologique. Elles résultent de l’organisation spatiale des organismes vivants supérieurs. Elles semblent suivre les orientations naturelles dues à la pesanteur, à la locomotion (haut-bas, avant-arrière), et à une asymétrie droite-gauche.

 

L’espace géométrique, qui s’est constitué par les opérations de l’entendement à partir de l’espace représentatif, il peut être considéré soit comme espace métrique, soit comme espace topologique. A partir de lui, sont définies les grandeurs et les figures de la géométrie.

 

Changement de perspective, une dissociation s’est opérée entre la géométrie purement mathématique, et la géométrie de l’espace physique. Einstein l’utilise et nous propose un espace physique de référence qui nous laisse accéder à la cinématique et nous libère de l’espace euclidien.

 

L’espace en physique comme en géométrie est un concept construit mathématiquement à l’aide de grandeurs appropriées à sa structure et à ses propriétés, qui concernent les entités physiques définies dans l’espace.

 

Il est légitime de supposer que les rapports métriques de l’espace dans l’infiniment petit ne sont pas conformes aux hypothèses de la géométrie.

 

La  pensée physique, et la mathématisation de la physique à travers la notion de grandeur d’expression mathématique, ont toujours été, jusqu’à la théorie de la relativité générale inclue, tributaires d’une pensée de l’espace. Elles nous rappellent que les phénomènes physiques et les systèmes (ou corps) physiques qui en sont le siège ou la source sont, en général, pensés dans l’espace, même s’ils ont contribué à modifier la pensée de l’espace et à réformer notre « intuition spatiale ».

 

Les conceptions des systèmes physiques et des phénomènes dont ils sont le siège ou l’origine ont été tributaires d’une pensée de l’espace.

L’illimité ou ce qui n’a pas de bornes, ce qui appartient aux rapports d’étendue (topologiques).

L’infini ou ce qui appartient aux rapports métriques.

 

La physique « classique » pense dans l’espace et pense l’espace, comme elle pense dans le temps.

La physique quantique remet en question cette certitude.

Elle met la pensée de l’espace et dans l’espace devant un dilemme :

-        ou bien garder le concept d’espace physique existant, parce qu’il semblait naturel alors que c’est une construction.

-         ou bien admettre que les systèmes quantiques ont des propriétés, mais cela enlève à l’espace son rôle premier dans la représentation de ces systèmes.

 

En fait, nous sommes conditionnés, encore conditionnés, à penser la physique dans l’espace « classique ».

L’espace quantique fait référence à des systèmes macroscopiques et microscopiques. Comment une telle pensée de l’espace est-elle possible ?

Un inventaire des modifications du concept d’espace requises par la description physique des systèmes quantiques semble ici nécessaire.

Les systèmes macroscopiques sont constitués de systèmes quantiques, donc les propriétés macroscopiques pourraient relever des propriétés quantiques « pré-spatiales ».

Il y a nécessité de créer des concepts signifiants. Comment formuler théoriquement la formation et l’extension de l’espace physique des objets macroscopiques et du cosmos ?

 

Comment penser sans l’espace dont la représentation sert, selon Kant, de fondement à toutes les intuitions externes ?

Il est possible de penser un espace sans objet, mais comment se représenter un objet sans espace ?

Dans le même temps, la formulation de ces questions pose son piège puisque la pensée kantienne reste engluée dans l’espace absolu newtonien.

L’espace absolu newtonien affirme qu’il contient tous les corps et n’est pas affecté par eux. En réalité, l’espace newtonien n’est pas un concept mathématique ou physique. Il serait la base de nos sensations. Pour Kant, l’espace constitue une nécessité absolue pour concevoir les phénomènes.

 

L’espace cartésien est relatif aux corps, il constitue une propriété essentielle des corps.

L’espace newtonien est détaché des corps. Il est antérieur aux corps, donc Kant peut bâtir sa cathédrale de la raison sur la connaissance.

Comment construire un programme pour la connaissance sans mettre l’espace au premier rang ?

Cassirer a proposé de modifier « l’espace a priori de la sensibilité » en « fonction de spatialité ». De ce fait, les données quantiques devenaient compatibles avec les constructions des mathématiques et de la physique modernes.

 

Quels sont les privilèges de l’espace sur les notions liées à la perception ?

Notions de grandeurs intensives : chaleur, son, lumière, couleurs…

L’espace et le temps sont-ils des notions premières ? Sont-ils à l’origine des grandeurs extensives ? Les objets préhistoriques font supposer une représentation spatiale première.

Pour le temps est-ce une donnée première, mais le temps est-il seulement une combinaison mouvement et espace. Y a-t-il des combinaisons premières de notions premières difficilement dissociables ? Le temps est une combinaison mouvement espace et le mouvement est une combinaison espace-temps…

 

Le rationalisme de Kant permet de supposer possible de dépasser les limitations du sensible.

 

Un continuum espace-temps est-il compatible avec l’infiniment petit ?

Faut-il éliminer les « fonctions continues ».

Pouvons-nous renoncer à faire usage du continuum espace-temps ?

Pouvons-nous utiliser une théorie du discontinu ?

Pouvons-nous substituer à l’ordre selon l’espace-temps un ordre différent ?

 

Les raisonnements portent sur les grandeurs du « formalisme » de la théorie quantique, considérés de fait comme significatifs du point de vue physique, et fonctionnant comme les véritables éléments de la pensée physique, de la théorie à l’expérience.

Est-ce la bonne version pour parvenir à prédire ce qui est constaté ?

L’association de la théorie quantique des champs et de l’équation de Dirac permet de fournir les propriétés d’une désintégration β du neutron par exemple. Mais au final, les expériences donnent des effets macroscopiques donc liés à la physique classique. Il est ainsi possible de percevoir le passage du monde quantique au monde macroscopique.

 

Les concepts de la physique classique sont l’onde, le corpuscule, la position, l’impulsion etc.

Les concepts du domaine quantique s’expriment par leur dualité, des relations d’incertitude ou d’inégalités.

La relation d’un pensé du monde quantique aux impressions sensibles reste indirecte. Cette relation demande d’autres médiations pour atteindre nos sens lesquels constituent la source première de nos connaissances. Nous avons besoin de concepts, d’une épistémologie spécifique pour établir un mode de représentation accessible.

Difficile de présenter une conception de la physique quantique qui permette l’observation tout en restant subjective : l’observation comme référent de la théorie et le principe de réduction de la mesure font-ils bon ménage ?

Quel sont les éléments du ménage conception objective et réaliste du domaine quantique pour penser l’univers ?

Les grandeurs du « formalisme quantique » sont-elles des grandeurs mathématiques, ou des grandeurs physiques, mathématisées, comme on le considère pour les autres théories physiques ? L’opposition observationnalisme – réalisme est dépassée par la nécessité de garantir un caractère physique approprié d’une grandeur formulée mathématiquement.

 

L’intelligibilité du « monde quantique » se trouve simplifiée par l’adoption du point de vue selon lequel il est légitime de parler d’un « domaine quantique » propre. Elle demande, pour cela, un examen des divers aspects de la représentation théorique, concordants avec la connaissance expérimentale des phénomènes, et des problèmes d’interprétation qui leur sont reliés.

le concept d’état et de fonction, ou vecteur, d’état et les grandeurs dynamiques appelées « observables » ; la non-séparabilité locale ; le rapport entre état quantique et probabilités et la double signification de ces dernières (théorique et statistique) ; le rapport entre les domaines quantique et classique ; la pensée théorique de la physique emmenée par les formes mathématiques, pour aboutir à une représentation légitimement physique ; le problème de l’espace physique, vu du monde quantique (objet du présent exposé) ; la décohérence et la mesure ; puis le problème de la gravitation quantique et de la matière de la cosmologie.

Des grandeurs physiques exprimées mathématiquement sont légitimées par l’intelligibilité qu’elles procurent dans un domaine physique donné par l’expérience des phénomènes.

 

Il est possible de concevoir une extension de sens de la notion de « grandeur physique. Le domaine quantique aurait alors ses objets, mais le genre de réalisme ici considéré est le réalisme critique, celui de constructions symboliques pour représenter la « réalité » et conçu comme un programme pour l’élaboration scientifique.

 

Limitations que la théorie quantique semble obliger à mettre au concept d’espace : probabilité de présence et non pas localisation certaine ; absence de trajectoire définie ; inégalités de Heisenberg entre la position et l’impulsion ; caractère étendu, c’est-à-dire non local, d’un système quantique capable d’interférer avec lui-même dans un dispositif de diffraction ; indiscernabilité des identiques qui gouverne des comportements collectifs comme s’il s’agissait d’« influences à distance » ; non localité et corrélations quantiques à distance (ou non séparabilité locale des systèmes quantiques)

 

En fait, ces limitations sont liées à la nécessité d’une référence à l’observation et au manque de ressources pour accepter le « domaine quantique ».

 

Vieux problème, la divisibilité de l’espace en points élémentaires.

La position spatiale d’un système quantique n’est attribuable que de manière contextuelle. Elle est soumise à des limitations et à des conditions. Elle ne fait pas partie des concepts propres des systèmes quantiques ; pour la préciser il est nécessaire de donner les circonstances relatives auxquelles elle est conditionnée.

 

Les propriétés du domaine quantique sont autodéfinies. Les mêmes propriétés sont considérés dans un espace donné, celui de la physique relativiste et de la cosmologie, celui où ils se propagent ; celui où ils s’assemblent pour former des « unités macroscopiques » définis spatialement.

 

La pensée de certains systèmes quantiques et leur agrégation en grand système font penser à  la constitution de l’espace dans une cosmogenèse, sans espace préexistant. L’espace parait au fur et à mesure du déploiement de l’univers. À ceci près, cependant, que la cosmologie quantique suppose toute la matière concentrée, sans espace ou quasiment, avant son déploiement dans l’espace, la notion qui est ici en cause étant celle d’espace comme contenant.

Cet engendrement de l’espace et du temps se fait par différenciation des états physiques et découplage progressif des interactions, sauf l’interaction gravitationnelle.

En considérant l’état actuel de l’Univers, l’espace physique (et le temps), issus de cette genèse, nous sont donnés, et les systèmes quantiques élémentaires s’y propagent, et parfois s’y agrègent en se localisant. On doit constater cet état de choses, sans bien savoir comment raccorder cette coexistence de deux types d’« objets physiques » aussi différents que des systèmes quantiques, pour lesquels le concept d’espace reste étranger à leur définition, et de l’espace vide environnant, dans lequel ils « existent ».

 

La possibilité d’étudier effectivement des « particules quantiques » individuelles, qui était niée dans une perspective strictement opérationaliste, est désormais acquise comme un fait d’expérience.

Posté par CRPTRAD2017 à 12:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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